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Grand format
Inédit
Public connaisseur
328 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-35315-054-0
Actualités
- 15/08 Revue: Doublet noir chez Marianne
Deux polars à l’honneur dans la partie "culture" du six cent quarante-troisième numéro de l’hebdomadaire Marianne : Viande froide, de Jean-Paul Brighelli (Balland) compté comme l’une des meilleures prospections de la semaine et au sujet duquel Olivier Maison écrit : "Un 'maure-nopoly' passionnant où l’île à la beauté vénéneuse est l’objet de toutes les convoitises." Une phrase parmi d’autres attestant que la plume du chroniqueur est bien à la mesure de l’enthousiasme que semble avoir éveillé en lui ce roman...
Quant aux Cœurs déchiquetés d’Hervé Le Corre (Rivages), Alain Léauthier l’érige en "Révélation de la semaine". Rien de moins. Décidément, on aime le polar chez Marianne. Mais il est vrai qu’on est encore sous le coup d’"Un été avec Marianne". Ces coups de cœur noirs sont-ils autre chose qu’un syndrome estival ? Réponse en septembre…
Liens : Jean-Paul Brighelli |Hervé Le Corre
Un produit du terroir qui arrache
Il y a la Corse côté estival. Ses plages, ses paysages de rêve, ses polyphonies. Il y a aussi la Corse éternelle. Ses montagnes, ses clans, ses rivalités. C'est cette Corse-là qui inspire à Jean-Paul Brighelli cette plongée dans une île sauvage et âpre, entre maquis épineux et ascensions vertigineuses. Ici, les mauvais coups ne se préparent pas dans les palais dorés mais dans des bergeries ruinées, pourtant, l'État (ou ses hommes de main) n'est jamais loin. Le narrateur va le découvrir à ses dépens.
Il était venu en nègre, pour recueillir les souvenirs de l'Ange, flic de choc et Corse de cœur, inoubliable figure rabelaisienne d'un polar contemporain fortement inspiré par l'affaire Erignac.
Le livre s'avale comme un verre de fiumicicoli (rosé), décape comme une gorgée de "minustçllu" (eau-de-vie locale). Un produit du terroir qui arrache.
Citation
Je vous rappelle que l'Opération était censée échouer. Ce que j'avais monté, c'était un attentat bidon, des coups de feu tirés à côté, à la rigueur une blessure légère... J'ai été le premier sidéré en voyant ce malheureux tomber, la tête en sang. Soudain, ce n'était plus un jeu. Et j'étais impliqué jusque-là - jusqu'au cou, et au-delà.

