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Grand format
Inédit
Tout public
264 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-7144-4625-1
Coll. "Littérature française"
Actualités
- 04/05 Site Internet: Petit florilège de web-chroniques noires
- 21/04 Salon: Lire à Limoges 2010
Du vendredi 23 au dimanche 25 avril Limoges se met à l'heure du livre. L'Esplanade du Champ de juillet accueillera pendant ces trois jours quelque deux cent cinquante auteurs dans le cadre du salon annuel Lire à Limoges. Cette manifestation généraliste se choisit chaque année un thème différent. En 2010, ce sera "Héritage et transmission".
Comme tout bon salon généraliste, il offre quelques pistes noires à suivre de près, parmi lesquelles nous avons repéré :
- Une conférence le vendredi 23 avril à 18 h 30 au foyer-bar du Théâtre de l'Union. Animée par Gérard Meudal elle réunira Nadine Monfils, Dominique Manotti et Odile Barski autour du thème "Crimes à l'écrit, crimes à l'écran" - ou comment passer d'une œuvre littéraire à une œuvre cinématographique ou télévisuelle..
- La présence des éditions Écorce sur le stand de la librairie Page et plume, et celle de leur auteur Éric Maneval les 24 et 25Â avril, qui a publié sous leur label Retour à la nuit.
- L'apparition du roman de Nadine Monfils Coco givrée dans la sélection finale du prix de la ville de Limoges - récompense créée en 1997 dans le but de couronner un ouvrage marquant de l'actualité littéraire. Le prix sera remis le vendredi 23 avril à 14 h 30.
- Dans la série des prix décernés au cours de ce salon, un prix "Jean-Claude Izzo", instauré en 2002 pour rendre hommage à l'écrivain. Attribué cette année par un jury d'une dizaine de lecteurs âgés de 16 à 22 ans, il sera remis le samedi 24 avril à 12 heures.
Pour connaître le programme détaillé de cet important salon du livre et la liste complète des auteurs présents, consultez le site de l'édition 2010 - les différents documents sont proposés sous forme de fichiers .pdf.
I. Roche/k-libre
Liens : Retour à la nuit |Odile Barski |Éric Maneval |Dominique Manotti |Nadine Monfils |Jean-Claude Izzo
Un cocktail explosif d’humour, de poésie et de frayeurs
Laurie, douze ans, part à la parade des bonshommes de neige au domaine d'Arnheim avec Doug, l'ami de sa mère. En route, la voiture tombe en panne. L'adolescente, à contrecœur, reste au chaud pendant que Doug va chercher du secours. Il ne la reverra plus !
Quelques années plus tard, Ben le clochard amnésique, attaché à Nicki la profileuse, décide de retrouver son passé. Il extrait, enfin, de la doublure du manteau qu'il porte constamment, un papier jauni, qui se révèle être un extrait d'acte de naissance au nom de Laurie. Il remonte la piste, retrouvant l'adresse, le frère et la mère de la jeune fille. Cependant, de nouvelles disparitions alertent la population. Les inspecteurs Lynch et Barn se retrouvent chargés de l'affaire. Alors que le premier réussit à protéger sa vie privée, le second voit débarquer chez lui Coco, à qui le patron de l'hôtel ne veut plus louer de chambre de passes. L'affaire prend une tournure dramatique quand les adolescentes disparues, sont retrouvées mortes, mises en scène selon des tableaux de René Magritte.
Nadine Monfils, dans cette série commencée avec Babylone dream, poursuivie par Tequila frappée, conjugue l'humour, la poésie et l'horreur. Elle met en scène, dans des situations quelque peu atypiques, une galerie de protagonistes à l'existence plombée par un lourd passé ou un vécu accablant. Elle a l'art de créer, ainsi, des personnages qui évoquent les différents maux de la nature humaine, de mettre en scène des situations déjantées, des rebondissements ahurissants et des péripéties facétieuses.
Elle fait exprimer, par ses acteurs, des opinions, des sentiments qui au premier abord peuvent paraître abruptes, mais qui, replacés dans le concept ont tout à fait leur place et leur sens.
Mais, elle prend le parti de confronter toute la poésie qui émane de l'œuvre de René Magritte à une intrigue habile qui frôle le fantastique et se nourrit de l'horreur.
Nadine Monfils saccade son histoire en chapitres courts, à la chute souvent spectaculaire, qui donnent un rythme trépidant à ses récits. Son style d'écriture particulier, proche du langage verbal, de l'impatience de la parole, convient parfaitement au type de récit qu'elle raconte.
On ne peut s'empêcher de penser, en fréquentant ces personnages, en partageant le décalage de leur destin, aux romans de San-Antonio quand les livres de ce dernier se bornaient à faire évoluer la saga familiale du Commissaire et de ses amis.
Avec Coco givrée, Nadine Monfils livre un roman étonnant, à la fois drôle et grinçant, qui interpelle et retient l'attention.
Nominations :
Prix Raisin Noir des lycéens 2010
Citation
Les femmes qui s'embarquent dans des histoires d'amour sans réfléchir au pognon sont des imbéciles.

