Meurtres chez les cordistes

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lundi 18 février

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Roman - Policier

Meurtres chez les cordistes

Scientifique - Complot MAJ lundi 24 octobre 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 17,9 €

Marc Lenton
Marseille : IS Édition, juillet 2013
282 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-36845-021-5

Formule meurtres

D'un côté il y a les Russes, et de l'autre... les autres. Je ne vous parle pas d'espions, encore qu'il soit question d'une sacrée guerre secrète, mais d'astrophysiciens. À ceux qui se poseraient la question : qu'est-ce qu'un astrophysicien ? Je répondrai tout simplement ceci : "Ben mes cocos, c'est pas moi qui vais vous affranchir !" Disons que se sont des scientifiques. Moi, perso, c'est ce que je me suis dit pour avancer et, de ce fait, ça ne m'a plus emmerdé pour comprendre le reste de l'histoire. En tout cas, ce que je peux vous annoncer, c'est qu'ils n'ont pas beau schpile, les astrophysiciens. Ils tombent comme des mouches... Enfin, quand je dis "Ils tombent" c'est une façon de parler parce qu'en réalité ils se balanceraient plutôt, et plutôt au bout des cordes, si vous voyez ce que je veux dire. Des cordes de pendu. Et tout ça à cause de la "Théorie des Cordes". La "Théorie des Cordes" c'est un truc que je ne vous expliquerai pas plus que je ne vous ai déjà expliqué la fonction exacte de l'astrophysicien. Pour votre gouverne, sachez juste qu'il y a d'un côté, la "Théorie des Cordes" défendue par les Russes, et de l'autre la "Théorie de la Gravitation quantique" défendue par... les autres.
À Sofia, dans un hôtel, Piotr Sukarov, un Russe, est retrouvé pendu. S'est-il suicidé ? Tout porte à la croire. Pourtant, il semble que quelqu'un était avec lui dans la chambre, un jeune homme blond dont personne ne sait vraiment d'où il se saquait vu que personne ne l'avait jamais vu avant et que depuis il est introuvable. Peut-être qu'il n'a jamais était là finalement. Il y a quand même un autre élément troublant : les caméras, qui auraient pu en apprendre à la police, ont, comme par hasard, cessé de fonctionner quand Sukarov regagnait son hôtel. Mais c'est pas tout. Deux mois plus tard, à Jeju Island en Corée du Sud, alors que des hommes de science (oui, des astrophysiciens, évidemment des astrophysiciens) sont réunis pour un colloque, le professeur Thomson, un Américain (donc un non-Russe. Vous suivez ?) est à son tour retrouvé pendu sur le balcon de sa chambre. S'est-il suicidé ? Tout porte à le croire. D'autant qu'il avait beaucoup bu. En même temps, si tous les gens qui boivent se pendaient... Mais un autre élément troublant s'immisce : les caméras de l'hôtel, qui aurait pu en apprendre à la police, ont cessé de fonctionner quand Thomson regagnait sa chambre. Thomson qui la veille au soir avait été présenté à Lisa, journaliste pour le magasine Sciences & Futur et à Alberto, un reporter italo-suisse bossant pour une revue américaine. Les deux représentants de la presse décident de s'associer pour en savoir plus. D'autant que les événements ne tardent pas à se précipiter car... Pour savoir la suite, vous irez lire vous-mêmes.
Moi, je le dis franco, avec ce roman il m'a manqué quelque chose. Et je dis bien "Moi, je" car il est fort probable que ça ne concerne que moi. Seulement comme c'est moi qui écris la chronique vous me permettrez de vous livrer mes impressions ! Alors, il y a le fait que les termes scientifiques m'ennuient (pour ne pas dire plus) terriblement. L'auteur a quand même bien fait les choses puisqu'il y a un glossaire en fin d'ouvrage qui permet de savoir vulgairement (mais on n'a pas besoin de plus) de nous mettre au parfum. Et puis, je dois dire, pour finir d'être honnête avec ce faux problème, que les passages scientifiques ne font absolument pas d'ombre à l'intrigue, laquelle d'ailleurs ne reste pas cantonnée dans les limites du gentil monde des astrophysiciens (après cette chronique, je m'engage à ne plus prononcer ou écrire ce mot pendant au moins six ans !), et que le livre est parfaitement abordable pour un profane. Alors d'où vient ma déception ? Peut-être d'une attente excessive de ma part. Je crois que je me suis induit en erreur. C'est un bon roman, un bon polar mais je suis resté sur ma faim parce que j'attendais peut-être plus d'aventures. Il y a du mystère, des meurtres, de l'exotisme (les personnages voyagent de par le monde), des découvertes qui nous emmènent beaucoup plus loin que l'on ne s'y attend quand on commence l'histoire, et les enquêteurs sont des journalistes, ce qui, personnellement, a le don de m'exciter immédiatement car j'ai été élevé par Tintin et Fandor (alias Jean Marais dans Fantômas). Alors quoi ? En fait, je crois qu'il m'a manqué tout simplement l'envie de partir avec eux...

Citation

Le lac Léman était gris. La neige saupoudrait ses rives, le froid était perçant. Alberto releva son col, enfonça son bonnet et sortit de la gare. Il prit un tramway pour l'université et alla se promener près du lac, dans le parc du Bourget. Son interlocuteur avait insisté pour le rencontrer dans un endroit discret.
C'était un professeur de physique russe, qui travaillait à l'université depuis quatre ans. Il connaissait bien le milieu des scientifiques de son pays, et souhaitait garder l'anonymat.

Rédacteur: François Legay lundi 24 octobre 2016
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