Asgardi est un homme riche qui a une passion : se servir de L’Adn de races animales mortes pour les faire revivre. Il mène ses expériences dans un coin désert des États-Unis, hyper-protégé. Grace à son entregent, il a acheté un gigantesque domaine du côté d’Aix-en Provence où il compte créer un zoo pour ses bêtes transformées et proposer des safaris à de riches amis. Pour cela, il manque une propriété, nichée entre ses terres et qui empêche que ce domaine soit d’un seul tenant. Il va envoyer des sbires pour essayer de convaincre, y compris par la force, la propriétaire du lieu, Stéphanie Dorgival. Mais cette dernière résiste. En parallèle, des agents nord-coréens tentent de s’emparer des secrets du milliardaire. Aux États-Unis, l’un d’eux engage un détective privé qui s’introduit dans l’usine secrète d’Asgardi. Mais il se retrouve coincé par un robot qui sans faire exprès le laisse en pâture à des monstres recrées. Des hommes de main jettent le corps dans un lac. Un autre agent nord-coréen s’introduit dans le domaine provençal et subi le même sort. Même réaction des hommes du domaine : jeter le corps dans la nature. Il se trouve que Maxence Cavendish, un homme du FBI, neveu de Stéphanie Dorgival, fait le lien entre les deux affaires. Cette dernière vient d’ailleurs d’échapper à une attaque, ce qui laisse les policiers français songeurs. Surtout lorsque les tueurs, qui ont raté leur coup, se retrouvent à venir la nuit pour tuer la propriétaire.
Librement inspiré par Le Monde perdu de H. G. Wells, auquel le titre fait explicitement référence, et par Jurassic park, le roman de Jean d’Aillon va déplier différentes intrigues qui se recoupent pour raconter une histoire rythmée, qui ne s’arrête jamais et multiplie les coups de feu et les actions fortes et sanglantes. Le suspense est rapide et nerveux, chacun des protagonistes cherchant à coincer les autres. On retrouve dans une description contemporaine ce qui fait aussi le charme des aventures d’autres personnages plus médiévaux ou historiques de Jean d’Aillon. Le tout basé sur une documentation sur l’Adn d’anciennes « races animales » que l’on cherche à reconstituer. Un bon livre d’aventure, délassant et intéressant, rapide et se laissant lire avec plaisir, même s’il ne concourra pas pour le livre de l’année.