2014. Écrivain sans grand succès, Jacques Perrot décide soudain de braver le mauvais sort et de faire une croisière à bord d’un navire cargo en partance pour New York. Une démarche qui commence par l’obtention d’un visa, puis un voyage jusqu’à Marseille en co-voiturage pour ne pas rater le départ du Soo Yun Pedro. Un cargo et ses passagers, un microcosme idéal pour stimuler l’imagination d’un écrivain… Jacques Perrot s’intéresse notamment à un certain Benjamin Brandt à la conduite singulière. Alors que leur parvient les nouvelles de l’attentat du Bataclan, une idée commence à germer… mais dans quelle tête ?
Un environnement minimaliste et captif au milieu des mers… Tout pourrait être prêt pour un mystère en quasi-chambre close à la Agatha Christie, sauf que, dans le cas d’Au creux de la vague, il s’agit plus d’un roman de « blanche » que d’un polar. Et pas sans intérêt : ce microcosme est intéressant en soi, et vu les photos en fin de livre, on se doute qu’Alain Bron a donné de sa personne… On épiloguera pour savoir si le narrateur est son alter-ego ou pas, en revanche le tout se clôt sur un très joli retournement qui, sans trop déflorer, remet en cause la fonction présupposée de l’écrivain. Un joli effet miroir pour un roman intéressant bien digne de son auteur, pour peu que l’on sache dans quelle traversée on s’engage…