CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 21 X 15 CM
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ISBN : 978-2-84921-719-1
Nombre de pages : 352
Format : 21 X 15 CM
Année de parution : 2026
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6 / 10

Coup d’éclat

Quel monde plus vivant que le théâtre et quelle meilleure inspiration pour un polar ? Tous ceux qui aiment cet univers devraient se précipiter sur ce premier roman de Christa Sautou qui se veut un hommage au festival de rue d’Aurillac, convoquant des figures réelles. Un roman non dénué de charme...

Alors que va débuter le fameux festival du théâtre de rue d’Aurillac, un cadavre, ça fait désordre. En l’occurrence un cadavre abandonné dans une crique jugée maudite et difficilement accessible, sinon aux connaisseurs sachant qu’on y trouve des champignons rares. La commissaire Nora Banks, fraîchement mutée depuis Bordeaux, se charge des premières constatations. D’abord, l’inconnu ne portait qu’une peau de bête façon Néandertal moyen, ce qui n’est pas si étonnant, les déguisements étant monnaie courante durant le festival. Ensuite, on lui a prélevé un morceau de chair du dos… Le seul indice est ce laisser-passer du théâtre de rue réservé aux compagnies et professionnels durant la durée du festival. Un badge vieux de dix ans, au nom de la compagnie Albemuth. Un badge qui va la mener à la mystérieuse artiste Lilith Hess dont les spectacles sont réputés pour être viscéraux et provocateurs…

Un roman qui pourrait être proche du polar « de milieu », où l’intrigue s’efface devant la description justement d’un milieu donné. On échappe à cette définition (et aussi au morne « polar régional ») par la description vivante de ce milieu que l’autrice connaît bien, sans forcément chercher le plaidoyer pro domo ou le sensationnalisme, plutôt une véritable vision de l’intérieur. Pas non plus de didactisme, mais juste assez pour que l’amateur intéressé ait de quoi faire ses propres recherches (notamment grâce à la liste des références en postface). On échappe également au syndrome téléfilm du samedi après-midi par un côté vivant, en plus d’être crédible, même si le style pourrait avoir un peu plus de mordant. Il est sûr que l’enquête est assez classique jusqu’à son dénouement, même si on évite les pseudo-révélations tirées d’un chapeau qui polluent le genre ces derniers temps. À découvrir…

Mis à jour le 22 octobre 2026
Cette petite femme aimait son métier et s’astreignait à pratiquer son art avec la plus grande minutie. Une fois l’autopsie débutée, elle se contentait de noter ses observations. Pas question de faire la causette. Elle considérait l’examen externe comme son anamnèse à elle. Faute de pouvoir communiquer avec son patient, elle devait observer et relever le moindre signe pour le faire parler. En définitive, Blanchard était animée par la même force que ses collègues médecins. Certains aident les vivants, d’autres aident les morts, voilà tout.
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