CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 20,90 €
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ISBN : 978-2-221-28499-5
Nombre de pages : 276
Format : 21 X 14 CM
Année de parution : 2026
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8 / 10

Le Pavillon des fièvres

Noémie Adenis nous plonge dans un nouveau roman historique captivant. Pourtant, l'auteure puise dans l'académique : un huis-clos dans un pavillon hospitalier, une patiente qui se retrouve à enquêter au sujet d'un médecin a minima trouble et qui abuse de sa position ; s'y ajoutent des éléments gothiques et sociétaux pour un rendu plus qu'intéressant. Une pure réussite !

Nous sommes en 1690. Madeleine Timbert est une jeune fille un peu angoissée : son père, grand docteur, a perdu toute envie depuis que sa femme est extrêmement malade. Il a a accepté de financer un autre docteur, monsieur De Blegny, qui tente de son côté de mettre au point un remède pour soigner ce dont elle souffre. Mais Madeleine est aussi une jeune fille exaltée et, pour la calmer, son père l’envoie à la pension Pincourt, l’endroit où De Blegny, protégé du roi, soigne ses patients (et surtout des patientes). Là, elle découvre plusieurs éléments qui ne lui plaisent pas dont un fantôme qui se promène la nuit dans les couloirs et effraie les patientes. Certaines d’entre elles sont enceintes et le géniteur ne peut être que le docteur. De plus, l »une d’elles a été renvoyée chez elle mais elle n’est jamais arrivée… Outre ce fantôme, un mystérieux individu (ou le fantôme lui-même) laisse des oiseaux morts, des merles, à côté des patientes lorsqu’elles dorment. Y aurait-il un rapport avec une patiente du même nom qui ne se trouve plus dans la pension ? Enfin, Madeleine découvre qu’un autre médecin assiste De Blegny et que ce n’est autre que Antoine Lestang, qui commença son apprentissage avec son père et dont elle reste depuis l’adolescence amoureuse. Elle va essayer de se rapprocher de lui afin de découvrir quels mystères se cachent derrière les murs de la pension et si les médicaments du bon docteur sont vraiment efficaces (et si c’est le cas, pourquoi certaines pensionnaires meurent-elles ?).

Troisième roman de Noémie Adenis, Le Pavillon des fièvres, tout en jouant sur le terrain médical et historique qui est déjà au cœur de ses précédents textes, nous emmène ici dans une sombre affaire : un médecin qui est peut-être un charlatan, ou un escroc, prétend soigner des gens sans que l’on sache bien s’il agit convenablement. Dans une atmosphère de terreur sourde, un peu à la manière des romans gothiques, nous suivons les aventures du personnage à travers les dédales d’une maison hantée, aux recoins sombres, où des individus étranges se baladent. Régulièrement, et jusqu’aux dernières pages, la jeune auteure maintient le suspense, renverse ce que nous pensions établi pour offrir un nouveau regard sur l’histoire qu’elle développe. Tout cela crée un nouveau livre aussi captivant et intelligent que ses deux précédents. Une nouvelle belle réussite pour la talentueuse Noémie Adenis.

Publié le 16 février 2026
Mis à jour le 16 février 2026
D’un pas incertain, elle se dirigea vers le bureau et ouvrit un premier tiroir. Elle se crispa en entendant le bois grincer, comme si ce bruit, au milieu de la tempête, risquait d’alerter le gardien. Avant d’oser glisser ses doigts dans le compartiment suivant, elle remit chaque objet à sa place, obnubilée par l’idée qu’un détail déplacé suffirait à la trahir.
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