Pour son lancement, ce prix bénéficie, d’abord, du renom de son président d’honneur, le romancier islandais Arnaldur Indridason. Puis d’une large promotion, avec présentation régulière et progressive des neuf ouvrages sélectionnés, et un calendrier qui noircit 2010 dans son entier.
Les temps forts du prix
Une initiative de cette envergure se préparant longtemps en amont, les prémices de l’opération faisaient déjà frémir 2009 puisque les lecteurs professionnels avaient jusqu’au 15 décembre pour envoyer leur dossier tandis que les amateurs, eux, disposent d’un délai étendu jusqu’au 31 mars 2010.
– 3 janvier 2010 : ouverture officielle du site dédié. Au cours du mois, les trois premiers titres de la sélection sont dévoilés et promus en librairie. Ces trois ouvrages sont Petite bombe noire, de Christopher Brookmyre, Poussière d’os, de Simon Beckett et Lemmer l’invisible, de Deon Meyer.
Suivront Dope, de Sara Gran, en mars, Ciels de foudre, de C. J. Box, en avril, Un jour en mai, de George P. Pelecanos, en mai (évidemment…), Triste flic, de Hugo Hamilton et Last exit to Brest, de Claude Bathany en septembre, et enfin Fakirs, d’Antonin Varenne en octobre.
Les débats, âpres comme l’on pouvait s’y attendre, ont finalement couronné le dernier ouvrage arrivé, Fakirs, d’Antonin Varenne. Arnaldur Indridason – le président à titre honorifique du prix – étant absent, l’auteur récompensé a été accueilli dans la salle Babylone de l’hôtel parisien Lutetia par Viviane Hamy et Emmanuelle Vial – les éditrices attitrées d’Antonin Varenne, la première pour les grands formats, la seconde officiant chez Points pour les rééditions en format poche – et par de nombreux invités de tous horizons, tous plus avides les uns que les autres qui de boire une flûte de champagne, qui de se faire dédicacer le roman. L’ambiance était bon enfant. Pour une première, c’est plutôt bon signe. Et si l’on en croit Antonin Varenne himself, il sera le président de la prochaine édition, dont les préparatifs démarrent très bientôt.