Au large de l’Inde, une petite île interdite sur laquelle vivent des indigènes. Une peuplade ancienne loin de tous contacts. Le gouvernement indien protège cette île, surtout des touristes. Ses habitants également qui ont comme coutume de tuer ceux qui s’approcheraient trop près de leur rivage. Marie Seghers est une femme qui a beaucoup d’argent. Mais surtout elle est atteinte d’une maladie qui la laisse souvent sur le carreau. Aucun remède n’est disponible, sauf peut-être une algue que l’on ne trouve que du côté de l’île interdite. Aussi, après être venue en Inde, où habite son oncle, dans un coin utopique, une ville hippie, elle décide avec l’aide d’un guide qui a besoin désespérément d’argent, d’aller chercher, avec son frère et son fiancé, les algues nécessaires. Mais les flèches volent et plus tard les trois hommes morts sont présentés sur des arbustes pour effrayer d’autres amateurs. Tandis que Marie Seghers a pu être secourue et qu’elle est sous la garde de la police en Inde, d’autres éléments étranges arrivent : les policiers belges envoyés pour prévenir la famille du fiancé découvrent ses parents assassinés. Y a-t-il un rapport ? Pourquoi Marie Seghers, dans sa chambre d’hôpital, est-elle inquiète ? Et quel rapport avec un violeur, tueur et incendiaire qui a semé la terreur en Inde il y a une vingtaine d’années ? La jeune avocate Parvadhî finira par déceler un lien.
Inspiré de faits réels, notamment l’existence de cette île et d’un territoire voisin qui sont soumis à des règles difficiles à appliquer, D’où personne ne revient relie cette région à la Belgique (d’où l’auteure est originaire) pour présenter un thriller qui jongle avec les allers-retours entre Europe et Asie pour renforcer une intrigue plus complexe que le lecteur pourrait penser au premier abord. Il faut accepter certains détails pour se plonger dans l’histoire qui s’ouvre par une scène forte et vécue par d’autres sur la tentative de débarquer sur l’île. Ensuite, le lecteur doit rester concentré car l’intrigue navigue entre les deux continents, en remontant dans le passé, en laissant des points dans l’ombre (ils seront développés plus tard dans l’intrigue), ce qui nécessite une lecture attentive. In fine, le roman parvient à convaincre, et est une bonne variation autour d’un plan complexe et diabolique, construit avec soin.