Différentes personnes sont visées par des attaques à distance avec leurs téléphones portables piégés : elles reçoivent un coup de téléphone, elles décrochent et l’explosion de l’appareil vous tue. Suite à la mort d’un chasseur, la gendarmerie commence à enquêter avant de passer la main à des services plus spécialisées de la police, dirigés par le commissaire Sallers. Ce dernier s’est emparé de l’affaire, car elle vise des gens puissants ou pouvant avoir de l’influence. En même temps, Rebecca Tandyu, jeune journaliste spécialisée dans les affaires criminelles, reçoit des informations d’une personne qui entend rester anonyme. Celle-ci dernière dévoile ce que le gouvernement veut cacher, c’est-à-dire cette élimination de figures de pouvoir. Elle se lance donc dans une enquête qui attire sur elle l’attention à la fois de la police et d’un groupe, les VEGAN, qui serait derrière cette volonté de liquider des « méchants ». Pourtant, ils ne sont que des amateurs et la technique pour se défaire de ceux qu’ils considèrent comme des ennemis est particulièrement professionnelle. Quand la journaliste disparaît tout se complique encore plus….
Denis Dommel nous délivre un premier roman assez classique avec un groupe (plus ou moins constitué) qui entend liquider des ennemis et est prêt à créer un système pour, et un groupe qui va s’y opposer, composé de policiers et de journalistes. Morts à l’appel se construit comme un thriller efficace, décrivant les attaques contre une victime puis une autre, et alternant avec l’enquête en parallèle de la police et de la journaliste. Le tout est monté avec soin, de manière efficace et s’avère être, pour un premier essai, une version honorable sur le genre.