Radarax est un homme qui a décidé de détester les motards et de leur pourrir la vie. Alors qu’il était haut fonctionnaire au Ministère de l’Intérieur, il avait prévu de coupler des mitraillettes à des radars afin de fusiller les motards qui dépasseraient les limites de vitesse autorisées. Heureusement pour les dits motards, il a dû quitter son poste, mais sa haine n’en est pas moins resté vivace et il mène depuis plein de plans diaboliques pour continuer le combat, y compris en s’associant avec des extra-terrestres (qui ont l’air très intéressés par la musique d’Abba). Contre lui se dressent un commissaire de police (qui ne sera connu que par ce qualificatif) et son adjoint Bill. Deux hommes qui vont avoir fort à faire pour essayer de contrecarrer les plans diaboliques (et tous azimuts) du méchant Radarax, même avec l’aide de Gégé, un autre personnage lié aux motards et à la police.
Nous ne sommes pas face à un roman au sens traditionnel du terme, mais face à un roman-feuilleton, destiné à une diffusion radiophonique, donc dans le cadre d’un texte reprenant les aspects d’une pièce de théâtre (dialogues et didascalies). Le titre fait explicitement référence à un célèbre feuilleton assez ancien et qui ne parle peut-être plus aux jeunes générations, signé Pierre Dac : Signé Furax (avec une suite Malheur aux Babus, allusion incluse aussi dans le texte de Jean-Marc Demetz). Il faut donc aimer ce mélange de polar et de dérision, d’invention à la fois poétique et loufoque pour apprécier le sel de ces aventures échevelées où passent Milou, un chien parlant, des extra-terrestres, des fans de Abba, des motards drogués devenant hippies et zen. On retrouvera toute la verve et l’imagination de Pierre Dac dans une version plus axée sur la moto, ses problèmes, ses courses. Un petit livre enjoué et drôle, hommage à un grand maitre du rire, de qualité.