Mathieu Pierre, dirigeant d’une entreprise française spécialisée dans les éoliennes et, en même temps, acteur important du marché énergétique convoque Olga de Sèvre, qui dirige, avec ses associés, une boîte de communication. Pour l’entreprise de Mathieu, tout a été basé sur une communication hyper personnalisée axée sur le dirigeant. Or, ce dernier aimerait prendre un peu de recul et veut que l’axe de communication soit changé, même s’il est connu et réputé pour être un gars « très cool ». Mais à peine le contrat est-il signé que Mathieu Pierre meurt. En réaction, un certain nombre de langues se dénoue pour dénoncer son comportement qui n’était pas toujours approprié. Les premiers indices laissent penser à une mort accidentelle ou un suicide, mais la police tâtonne. Les associés de demandent alors à l’équipe d’Olga de Sèvre de définir une stratégie de communication. Pour en savoir plus, cette dernière décide en parallèle de mener une enquête afin de découvrir si la disparition du dirigeant ne cacherait pas un meurtre. En effet, si cela s’avérait être un meurtre, cela pourrait avoir une influence sur une communication plus adéquate. Mais, plus la véritable personnalité du dirigeant est se révèle, plus les coupables potentiels se multiplient, que ce soit au sein de son entreprise, ou parmi des détracteurs du système des éoliennes.
S’inspirant d’un domaine où elle a travaillé et des lieux où elle habite, Laurence Genevet poursuit une «série » avec une communicante qui passe une partie de sa vie dans le Sud de la France. Sa connaissance des milieux de la communication permet quelques pointes d’humour, distillées avec soin et une description assez fine du monde de l’entreprise. L’enquête, assez classique, qui additionne les rencontres et permet de dresser un portrait de la victime, ouvrant à de nombreuses pistes, est efficace. L’ensemble se conjugue donc pour offrir un récit intéressant qui, sans concourir au chef d’œuvre de l’année, sr révèle être une bonne lecture, intéressante, agréable.