1967. La jeune Marsi veut jouer à la grande, elle prend l’identité de sa sœur afin de discuter par correspondance avec des « amis ». Elle est notamment en contact avec Bergur. Sa grande sœur, Stina, qui a découvert la correspondance de sa petite sœur, est inquiète pour elle. De plus, en ce moment, la vie familiale est compliquée. D’une part, elle a vu son père embrasser une autre femme et ensuite elle travaille sur un projet particulier : redonner vie au passé d’une maison qui a été un centre de surveillance pour des jeunes filles à la fin de la guerre, des jeunes filles qui auraient fauté, y compris avec les soldats américains. Un soir, Stina part et on ne retrouvera que son blouson ensanglanté. 1977. Marsi, partie dans la capitale, revient voir ses parents. C’est alors qu’elle reçoit un message de son « ancien correspondant ». Mais est-ce bien lui ? Une jeune femme aurait été retrouvée morte. Marsi reprend l’enquête et sera surprise par ce qu’elle va peu à peu découvrir.
Nouveau roman d’Eva Björg Ægisdóttir, Avant que tombe la nuit se construit de manière classique autour de deux points : une jeune femme en 1977 mène une enquête qui revient sur des événements au cours desquels a disparu sa sœur en 1967 et qui sont rapportés en chapitres plus ou moins alternés. Des rebondissements successifs déplacent régulièrement les soupçons sur l’un ou l’autre des protagonistes, jusqu’à une conclusion finale qui décale encore une fois les points de vue. L’intrigue est construite avec soin, les personnages sont décrits dans leurs jus islandais, avec des références également à l’après-guerre, pour un roman prévisible et confortable, qui se lit avec plaisir et qui n’a pas la prétention d’être plus que ce qu’il est.