Tout pourrait commencer de manière assez tranquille puisque nous sommes dans une garderie avec des petites filles qui jouent. Mais l’une d’entre elles disparaît. Si les soupçons se portent rapidement sur la complicité d’au moins un des membres de l’équipe éducative, l’inquiétude naît surtout de l’information que la jzune enfant enlevée est la petit-fille d’un des chefs de la police. Un peu plus tard, c’est une autre fille de policier qui est enlevée et placée dans une situation horrible : elle est enfermée dans une cage de verre alimentée en eau et chaque fois qu’un véhicule de police est aperçu dans la ville, le niveau de l’eau augmente. Quand la première victime est retrouvée pendue dans une cage d’ascenseur et que, comble de cynisme, c’est l’assassin qui en prévenant la police pour qu’elle aille au dernier étage de l’immeuble, provoque la tension de la corde qui la tue, les forces de l’ordre sont sur les dents, et sous la direction du commissaire Konrad Simonsen doivent tout faire pour coincer ce tueur qui s’en prend à eux et à leurs proches.
Roman policier classique par la forme et le fond, Heidi chérie joue sur deux éléments en parallèle : d’une part l’enquête classique autour des menaces qui pèsent, sur les interrogatoires qui vont permettre de comprendre une partie du déroulement des faits et, d’autre part, sur la vie des policiers principalement chargés de l’affaire, de leurs interactions et de leur vie personnelle. Tout cette machinerie concoctée par Lotte et Søren Hammer est bien huilée et souvent prévisible. Heureusement, l’intrigue est sauvée par le côté plus que tortueux du tueur qui manipule tout le monde et a conçu un plan assez machiavélique. C’est cet aspect qui casse un peu la routine et qui permet à ce nouveau volet d’une série qui compte désormais six titres d’apparaître comme une lecture intéressante, dépassant un peu la stricte moyenne du genre.