L’inspecteur William Wisting est contacté par une femme inquiète : Astria, une Norvégienne, est sans doute repartie pour son pays mais ne donne plus signe de vie alors qu’elle venait d’informer ses amis qu’elle avait trouvé des informations sur un ancien crime. En effet, Astria recherchait un tueur en série par Internet. Avec d’autres amateurs d’un même forum, elle cherchait des indices et des preuves pour essayer de trouver le coupable du meurtre d’une Australienne sur la côte balnéaire espagnole. À force de recherche, le groupe semblait avoir soulevé la piste d’un tueur en série s’en prenant à des étrangères en villégiature. Or l’Australienne, la dernière victime potentielle, était également une femme qui venait d’expédients, n’hésitant pas à cambrioler pour vivre. Des questions restent en suspens par rapport à la jeune Astria : pourquoi a-t-elle quitté la côte espagnole ? Aurait-elle trouvé des indices pour définir un coupable ? L’enquête semble piétiner jusqu’à ce que, en Norvège, on découvre le véhicule de la jeune femme, une camionnette volée à un riche Norvégien qui partageait son temps entre son pays natal et la côte espagnole où il avait une résidence secondaire. En fouillant un peu, William Wisting découvre le corps congelé de la jeune femme, tuée entre son véhicule et une maison de campagne de sa famille.
Entre-temps, l’enquêteur est allé sur le forum des détectives amateurs qui recherchent les meurtriers. Il a compris que la jeune femme a sans doute mis le nez sur quelque chose qui l’a fait s’approcher de la vérité, et il est parvenu à convaincre sa hiérarchie de l’envoyer en Espagne afin d’y voir plus clair. Pendant ce temps, le groupe de détectives amateurs continue à investiguer.
Revenant sur un phénomène contemporain (les enquêtes collaboratives, parfois complotistes, sur Internet), Jørn Lier Horst offre une intrigue montée avec soin, classique dans ses développements, mais toujours précise. Quelques éléments de la vie quotidienne ponctuent l’intrigue, comme pour mieux situer son personnage de William Wisting et non pour gagner des pages. Dans une série intéressante au long cours (16 volumes déjà), L’Autre enquête est un bon roman qui confirme tout le bien que l’on peut penser de l’auteur norvégien.