Antiquaire bien connu des Suédois, Jussi Sthal participe à une émission avec de ventes aux enchères avec certains de ses confrères. C’est aussi une personnalité qui a fait son coming out. Mais il est retrouvé mort par son compagnon : son assassin lui a ouvert la poitrine et lui a pris son cœur après lui avoir tiré une balle dans la tête. La police travaille sur l’affaire et, devant le caractère particulier du crime, s’adjoint les services de Siri Bergman, une psychologue qui pourrait dresser le portrait du tueur sur fond de profilage. Un profilage qui s’avère indispensable à la suite d’une autre affaire. Alors qu’il sortait prendre son courrier avec son fils, un père de famille a pris son garçon dans ses bras juste au moment où on lui tirait dessus. L’enfant est mort et la balle correspond à l’arme du premier meurtre. Plus l’affaire avance, plus la police penche non pas vers un tueur en série, mais vers une vengeance qui toucherait surtout des personnes homosexuelles. Mais quel est le lien entre elles ?
L’Homme sans cœur est un roman de facture très classique : une psychologue qui aide la police et doit en même temps gérer sa vie personnelle un peu complexe. En parallèle, une équipe de policiers qui tente de faire au mieux son travail malgré le quotidien parfois éprouvant. Plusieurs pistes possibles qui se recoupent plus ou moins pour que le lecteur puisse essayer de trouver le coupable. Ce nouveau volet ne démérite pas dans une série qui reste classique et prévisible, un peu trop prévisible sans doute.