CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 15,50 €
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ISBN : 978-2-931105-48-1
Nombre de pages : 48
Format : 32 X 24 CM
Année de parution : 2026
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8 / 10

Pump. 1, Un si gentil garçon…

Série :

Premier volet d'une tétralogie western, Pump. 1, Un si gentil garçon... dresse le portrait magnifique d'un jeune premier qui sait ce que veut dire "saisir sa chance" et qui n'a que très peu d'états d'âme. Le regretté Rodolphe, au scénario, et Laurent Gnoni, au dessin, donne à ce personnage un univers à la hauteur de ses ambitions. Un premier volet astucieux et enlevé.

27 avril 1871. Aux abords de Blackville, une diligence est attaquée par une bande de hors-la-loi qui tuent conducteur, aide et passagers à l’exception d’un jeune homme blond qui a réussi à faire le mort sous les corps des victimes dont sa tante Clémentine. Ce jour-là, la vie d’Edward G. Pump bascule dans une autre dimension. Principalement parce que le jeune homme en question n’est absolument pas Edward G. Pump. Eddie, c’est son prénom, profite de l’occasion pour endosser une identité qui peut lui rapporter l’héritage de sa voisine de diligence. Pour l’heure, il se rétablit à Blackville, dans la maison du shérif et entre les bras de sa femme et de Daisy, leur fille. Plus tard, il travaille dans le saloon de Charon comme garçon à tout faire. Observe ce qui se passe dans cette ville, guettant chaque opportunité qui peut s’offrir à lui. C’est comme ça qu’il va mettre la main sur le saloon, ouvrir un bordel, multiplier les conquêtes féminines, porter haut une respectabilité de façade et à la ceinture un Colt modèle Army, calibre 36, barillet à 6 balles. Pour Pump, l’avenir s’annonce florissant. C’est sans compter les aléas. Et dans cette histoire, l’aléa se nomme cousine Elisabeth.

Premier volet d’une série western enlevée, Un si gentil garçon pose les éléments et présente un anti-héros intéressant. Jeune, seize ans au début de l’histoire, mais qui sait déjà que dans ce Grand Ouest il faut savoir saisir sa chance quand elle se présente. Et ici elle se présente sous la forme d’une attaque de diligence où il figure parmi les passagers. Pump est un personnage de fiction qui prend de la place. Opportuniste, capable du pire (un assassinat, une arnaque, des faux) comme du meilleur (quand il prend la défense de Joséphine, la prostituée qui accueille ses clients dans une chambre à l’étage du saloon). Inflexible, il n’est pas sans cœur (il vient en aide à ceux qu’il trahit pour une bonne cause : la sienne). Il connait ses avantages charmeurs, il apprend vite à éliminer ses lacunes. On pourra lui reprocher une légère insouciance, mais il a seize ans. À partir de ce personnage, Laurent Gnoni par son trait élégant lui donne une silhouette de jeune premier perdu dans une ville comme une autre du Grand Ouest – à l’exception que tout parait beaucoup plus propre, s’éloignant volontairement d’un univers à la Blueberry. Il le fait surtout évoluer dans les interstices de cette communauté, se jouant des uns et des autres avec aplomb à défaut de plomb. Ce qui détone chez lui, c’est bien sa tignasse blonde qui donne de la lumière à l’ensemble. Le trait est stylisé, on l’a dit, fin. Et Rodolphe, scénariste hors pair, nous offre des situations alambiquées dans lesquelles ce personnage de winner semble toujours pouvoir se sortir. Alors, bien sûr, sur 48-pages, comme il multiplie les conquêtes (jonglant avec une mère et sa fille, et une prostituée), on se doute que le premier accroc viendra d’une femme. On ne se doute cependant pas qu’il s’agira d’une quatrième qui débarque au sortir d’un premier volet très attrayant et qui donne envie de prolonger sa lecture.

Mis à jour le 2 novembre 2026
Eddie Pump sans flingue c’était comme une bière sans mousse, une chatte sans poils… Les forts sont armés, ils dégaînent, tirent, dégagent; Les faibles s’écrasent, rampent et crèvent ! Moi, ça faisait longtemps que j’avais choisi mon camp.
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