Un militaire français se retrouve entre deux mission en France. Sortant de chez sa maîtresse, mariée à un supérieur, il assiste à une scène étrange : un homme chauve descend d’un Range Rover et dépose entre deux poubelles une valise qui semble bien lourde. Mais comme il doit rejoindre son unité, le militaire laisse tomber. Quand il découvre dans le journal que la valise contenait le corps de deux Africains auxquels on avait prélevé tous les organes, il fait part des informations à son frère qui décide de mener l’enquête et parvient à mettre un nom sur l’homme des valises. Alors, il le suit et se rend ainsi dans une clinique désaffectée qui semble encore servir pour de mystérieuses opérations. En persévérant dans son enquête, avec deux amis, il va envoyer une lettre anonyme à la police mais qui va se retourner contre eux car sans le savoir ils s’opposent à une dangereuse mafia aux puissantes ramifications et avec beaucoup d’argent à la clé. Après la mort « accidentelle » de l’enquêteur, son frère militaire va reprendre ses investigations.
Le titre explicite assez le thème du roman de Jean-Marc Kerviche, que les premières pages dévoilent également. Le livre est fait de rebondissements successifs, portés par les protagonistes (y compris le chirurgien surveillé et les membres de la mafia) jusqu’à un dénouement assez cynique (mais très crédible car visiblement le monde réel n’est pas forcément un monde de Bisounours). Très classique, emmené par les personnages successifs qui relancent l’intrigue, Ressources inhumaines se déroule logiquement et sans temps mort, dans une enquête qui ne vise pas l’originalité mais se déroule sans ennuyer le lecteur.