CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 21,00 €
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ISBN : 978-2-08-015223-7
Nombre de pages : 448
Format : 20 X 14 CM
Année de parution : 2026
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Le Rêve du luth de jade

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Hommage au Juge Ti, Le Rêve du luth de jade permet à son auteur, Paul Hurand, sinophile convaincu, de renouer également avec les mystères en chambre close et de nous proposer un récit historique captivant.

Sous la dynastie Tang (618-907), les parties les plus éloignées de la capitale de l’Empire chinois sont parfois démunies devant le crime et les insurrections. Le district de Langzhou est l’un des plus éloignés, mais l’ordre a pu y régner grâce à l’entremise d’un ancien magistrat, Hóng Guŏ, qui s’est depuis tourné vers la poésie et anime le « Cercle du héron », un cercle littéraire, dans sa riche demeure. C’est lors de l’une de ses rencontres que le jeune peintre et poète Zhèng Luómíng s’est donné la mort. Seulement, il y a doute. Certes, la pièce était fermée de l’intérieur, mais le poète n’avait aucune raison de se suicider et n’a pas laissé de message expliquant son geste. Pour assister Fèi Pō, l’actuel magistrat du district, l’Empire fait intervenir le magistrat Wáng Tíngjiān comme envoyé en enquêtes spéciales. Mais à peine a-t-il débarqué qu’une deuxième mort survient sous ses yeux, bientôt suivie d’une troisième. Toutes ont l’apparence d’un suicide, mais le magistrat ne tarde pas à recevoir des missives qui vont le rendre sceptique et confus. Réussira-t-il à trouver la solution à cette épineuse enquête ?

Dans la lignée des enquêtes du Juge Ti et de celles du Juge Bao, le primo-romancier Paul Hurand fait preuve d’une jolie faconde. On sent que l’auteur est féru de civilisation chinoise avec dès le début des pages qui expliquent le déroulé d’une journée, un glossaire des personnages avec leur rôle, un calendrier des fêtes et une carte du district. Parfois, c’est peut-être un peu trop. Mais Paul Hurand excelle à raconter une histoire, son histoire, et à nous plonger dans une époque avec ses traditions. On se doit évidemment de faire le rapprochement avec l’œuvre de Robert Van Gulik. Ici, le style est plus fourni, plus fouillé, il y a plus de détours. Les détails abondent. On plonge dans une enquête lancinante qui nous emmène à suivre les pas d’un magistrat qui a avant tout le souci des lois et le respect dû à ses prédécesseurs mais qui fait face à l’improbable (on se pose des questions sur ce qu’il voit, et on pense parfois à des interventions fantastiques). Paul Hurand, avec au centre de son roman une enquête littéraire, sur fond de correspondance poétique, y ajoute son élément clé. Le tout en nous proposant un meurtre en chambre close désuet, mais pas dénué de charmes. Une visite dépaysante dans une ville chinoise de la dynastie des Tang en compagnie d’une horde de personnages hauts en couleur.

Publié le 22 mai 2026
Mis à jour le 19 mai 2026
Hong n’était pas le premier potentat de province qu’il avait imaginé, mais plutôt un homme sur le déclin. Était-ce de la peur que le juge Wang avait décelé chez lui ? Hong était-il impliqué dans la mort de Zheng ? Un homme sur le déclin, voilà qui cadrait avec l’esprit d’un criminel. Car, comme on dit, le chien ne mord pas quand il est fort, mais quand il est faible.
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