CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 14,90 €
INFORMATIONS LIVRE
Édité chez
ISBN : 978-2-38643-411-2
Nombre de pages : 320
Format : 21 X 14 CM
Année de parution : 2003
Titre original : Aunt Dimity Takes A Holiday
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4 / 10

Tante Dimity et la course à l’héritage

7e volet des aventures de Tante Dimity, ce roman de Nancy Atherton assemble des lieux communs du cosy crime à savoir un homme qui a changé d'identité, qui est fils de Lord, et qui revient vingt ans après revoir son père dans son château. L'autrice ébauche un récit criminel avant de nous plonger dans un bain de guimauve.

Emma Harris, l’amie de Lori Shepherd, viens lui balancer une bombe thermonucléaire : son mari depuis dix ans n’est pas celui qu’elle croyait. Derek Harris s’appelle en fait Anthony Evelyn Armstrong Seton, vicomte de Hailesham. Il est donc le fils du comte Elstyn, avec qui il s’est brouillé lorsqu’il avait voulu faire quelque chose d’indigne d’un lord : travailler. Par bravache, Anthony avait pris le nom d’un menuisier employé par son père. Cependant, il est le fils unique de Lord Eltsyn, son seul descendant, ce qui veut dire qu’il est l’héritier de la fortune familiale, dont le château de Hailesham Hall ! Or le patriarche a convoqué dans ce même château ce fils qu’il n’a pas vu depuis vingt ans. Emma panique à l’idée de se retrouver dans un monde dont elle ignore tout. Elle demande donc à Lori de l’accompagner ; par un heureux hasard, son avocat de mari, Bill, gère une partie des affaires de Lord Elstyn et est donc lui aussi convoqué. Que se passera-t-il si quelqu’un décide que le mouton noir de la famille ne mérite pas d’hériter ? Et dès leur arrivée, une partie du château s’envole en fumée. Lord Elstyn a désiré rassembler tout le monde pour dévoiler ses dernières volontés, ce qui ne peut qu’exacerber les passions…

Au moins, cette fois, on a un semblant d’intrigue criminelle (mais sans meurtre, qu’on se rassure)… Ce qui s’annonce cependant comme un roman à énigme british poussiéreux de type « Old dark house » devient plutôt rapidement un épisode du Club des Cinq, tant tout est édulcoré. On présume que les lecteurs aiment ce monde rose bonbon où il ne semble jamais y avoir de vraie tension, ni de problèmes (comme, je ne sais pas… dans la vraie vie ?), mais cet abus de guimauve finit par écœurer. Et qu’on se rassure, comme dans chaque épisode, notre héroïne craque pour un beau ténébreux sans passer à l’adultère. Le pire est encore cette conclusion de type « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ou tous les problèmes sont évacués comme par magie, évoquant plutôt une médiocre pièce de théâtre de boulevard ou tout se conclut par des éclats de rire. Il faut croire que les lecteurs en redemandent, la série en étant à 25 tomes…

Mis à jour le 19 octobre 2026
Mon mari était grassement payé pour tenir sa langue. C’était injuste de ma part d’espérer qu’il divulgue les secrets de ses clients, même s’ils concernaient nos amis les plus proches en Angleterre.
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