Le commissaire Adamsberg se balade. Mais comme on ne peut fondamentalement être tranquille, il voit un attroupement de policiers et ne peut s’empêcher de s’approcher. C’est ainsi qu’il découvre une victime, une jeune femme morte, et que ses premières constatations le poussent à dire qu’elle a été assassinée. Surtout, sur la scène du crime, il repère quelque chose. Seul problème, il ne sait pas ce qu’il a repéré. La première étape de son enquête consiste à chercher à savoir ce qui se cache derrière son impression. Et tout d’un coup il se souvient : il a vu une photo d’une scène de crime quasi similaire, il y a quelques années. Le voilà donc parti avec son équipe pour appréhender un tueur en série qui s’appuie sur un des poèmes les plus étranges de la langue française et sur un type de femme que les amateurs de cinéma classique hollywoodien connaissent bien.
Un nouveau Fred Vargas est chose rare. Dans Une ultime lueur, on retrouve les mêmes ingrédients, les pointes d’intelligence, l’humour discret, les références et les détails historiques et littéraires (ici on tourne autour du chou blanc, entre autres, et d’un certain Charlus qui a une façon de parler bien bizarre), et des crimes particuliers, des ambiances. Pourtant cet « épisode » du commissaire Adamsberg sait se renouveler et raconter une histoire sans que le lecteur ne s’ennuie une seule seconde. Virevoltant, frais, Une unique lueur se déplie et déploie sa magie sur la longueur du roman avec un bonheur d’écriture qui fonctionne encore une fois et nous entraîne dans son sillage.