CHRONIQUES
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LIVRES
Un journaliste alcoolique par à la poursuite d’un mythe dans les îles du Pacifique et se retrouve embarqué dans de drôles d’aventures qui lui échappe. Un premier roman d’Arnaud Garnier qui nous brinquebale selon les vents des îles et qui séduit malgré un aspect légèrement foutraque.
Laurence Genevet nous emmène dans la spirale du monde de la communication. Quand un magnat des énergie éoliennes vient demander à chambouler la communication de son entreprise, Olga de Sèvre ne se doute pas qu’il va purement et simplement disparaître. L’auteure en profite pour aborder les non-dits et dresser un portrait contrasté d’un homme.
Anna McPartlin s’intéresse à la place des femmes dans l’Irlande des années 1980. Pour ce faire, elle nous présente un personnage de femme flic qui enquête sur la découverte d’un nouveau-né. Un personnage qui fuit toute simplicité. Un roman éclairant.
Quand Pierre Hanot s’intéresse à la trajectoire d’un homme, il faut comprendre la dégringolade. C’est le cas ici avec ce loser sympathique, qui se rêve dans la musique, est dans la drogue et les emmerdes, qui croit en ses rêves et qui se confronte à Internet, accélérateur d’une chute annoncée. Le tout avec beaucoup de finesse et d’empathie.
Adir Benazzi nous offre un point de vue forcément intéressant des cinquante dernières années de notre monde. La focale est du côté algérien, des pays non alignés, et à partir de la décapitation d’un homme en face de chez son protagoniste, l’auteur revisite tout un pan civilisationnel. Une lecture agréable d’une grande fraicheur.
Ivan Sand propose un roman qui hésite entre espionnage et (géo)politique-fiction. L’auteur place son intrigue au Niger, fait intervenir un putsch, l’Armée française et la menace qui pèse sur les secrets militaires français (autant dans que hors le pays). Classique et efficace avec une focale décalée.
Catherine Cooper développe une intrigue en omettant de traiter son sujet. Elle propose une galerie de personnages creux qui évoluent dans le Sud-Ouest de la France autour d’un château qui doit être transformé en Bed & Breakfast pendant que son couple de protagonistes tente de reconstruire quelque chose. Un roman fait de toutes pièces pour une adaptation plate.
Charlotte Letourneur nous propose un « couple » d’enquêteurs improbable et aux relations tendues pour essayer de démêler des fils complexes d’une série de meurtres qui touche Nancy. S’écartant de son schéma inaugural, l’autrice réussi à séduire son lecteur dans une deuxième partie plus originale et personnelle.
Les éditions Vents d’Ouest republient dans un format poche l’excellent Henri Désiré Landru de Christophe Chabouté. Une version alternative à la vie de l’un des premiers tueurs en série français qui a acquis une terrible notoriété. Un quart de siècle après sa première sortie, la bande dessinée conserve tout son charme par le trait stylisé de l’auteur et son art du scénario.
Une île écossaise, six auteurs en quête de fin d’un roman qui n’est pas le leur : le ton est donné pour ce roman parodique, clairement dans l’esprit d’une Agatha Christie et qui joue le registre de l’autodérision. Une intrigue légère avec une résolution peut-être un ton en dessous mais qui offre un agréable moment de lecture.
Personnage singulier, Jed est une romancière qui s’est installée en bord de mer et qui vivote loin et proche des gens, jusqu’à ce que des événements chamboulent son quotidien. Jeanne Desaubry montre qu’elle excelle à dresser le portrait de cette femme qu’elle plonge dans des situations dures. Un roman marquant.
Un premier roman fracassant de Laurent Toquet à partir d’un massacre dans une ferme au fusil, d’une disparition d’un homme et d’éléments troublants. Le tout dans un joli style affirmé qui s’appuie sur une galerie de personnages ancrés dans le réel. Une pure réussite.
AUTRES CHRONIQUES
Relecture hardboiled de Spider-Man et hommage aux grandes heures du film noir, Spider-Noir ressuscite l’esprit pulp des années 1930 à travers une suite de figures imposées un peu vaines filmées dans un noir et blanc somptueux. La forme du noir sans l’esprit…
Drame existentiel autant que série policière, Task de Brad Ingelsby confronte deux hommes cassés qui font de leur mieux pour survivre dans une Amérique où ils ne trouvent pas leur place, tout en affrontant leurs propres démons. Une œuvre lente et prenante, portée par des personnages forts et une réalisation affûtée.
Le poids des morts, le choc des images