Alaska, 1893. Alors que les indigènes tentent de survivre sur la banquise, essayant d’échapper à la variole apportée par les colons, des bateaux s’approchent des cotes et leurs équipages massacrent les phoques pour en récupérer l’huile. Pourtant, il y a des lois que tentent de faire appliquer les rares militaires de bonne volonté qui patrouillent. Parmi ces bateaux, l’un d’eux est dirigé par un vieux capitaine raciste, sous les yeux d’un ancien esclave noir. Kaya, une jeune Inupiaq a perdu son mari. Sa sœur vient de décéder de la variole. Et elle doit continuer à survivre de chasse et de pêche avec ses trois enfants dont une fille en bas âge. Mais alors son groupe campe sur la banquise, il est pris à partie par des baleiniers américains du bateau susmentionné. Samaruna, sa petite fille de cinq ans, est enlevée. Sa famille se lance alors à sa poursuite, après avoir réussi à prévenir un docteur blanc qui, lui-même, prévient les forces militaires. Une poursuite en forme de course contre la monstre se lance…
Kaya est un roman qui joue sur l’histoire méconnue des peuples autochtones, sur la rivalité entre ceux qui vivent là et les Colons venus piller les ressources. La description de la vie rude des habitants, comme celle de ceux qui se trouvent sur les bateaux, eux-mêmes victimes à l’instar du personnage noir, de la prédation capitaliste mais qui se contente de se « défouler » sur les indigènes est menée avec soin, dans la vie quotidienne pour survivre, dans la construction des igloos, dans une lutte de chaque instant pour survivre. L’action dynamique du kidnapping permet de créer une base animée qui sert à présenter la civilisation autochtone, ses habitudes, sa langue et les enjeux de toute cette course poursuite. Le roman est avant tout pour les lecteurs qui cherchent le dépaysement, l’aventure, et un récit historique et ethnologique plus que pour ceux qui y chercheraient une intrigue noire ou polar.