Sive est une jeune femme qui est venue profiter d’un séjour londonien avec son mari, avocat très connu, actuellement sur une affaire sensible mettant en cause des gangs criminels irlandais. Leur but, outre de passer quelques jours à Londres, est également de renouer avec un groupe d’anciens amis. Mais un matin, alors qu’elle entreprend une sortie en métro, par malheur les portes se ferment alors que ses deux filles, âgées de six et deux ans, sont dans la rame et elle encore sur le quai. Beaucoup de frayeur, mais elle prévient la sécurité qui lui annonce que tout est réglé à la station suivante. Quand elle arrive, elle a la mauvaise surprise de découvrir qu’il n’y a qu’une de ses filles et que l’autre, l’aînée, a disparu. Malgré le branle-bas de combat, on ne parvient pas à retrouver la deuxième fille. Qui se cache derrière cet enlèvement ? Les gangsters irlandais ? Un psychopathe ou pédophile qui aurait profité de l’occasion ? Une femme appelle pour faire chanter l’avocat qui aurait suborné des témoins mais c’est une fausse piste. Pendant ce temps, l’angoisse monte.
Le roman de l’Irlandaise Andrea Mara est construit avec soin et, peu à peu, les pistes se resserrent alors que les suspects potentiels se multiplient : tout le groupe d’amis qui se retrouve pourrait avoir orchestré cette manipulation car l’avocat au-dessus de tout soupçon n’est pas aussi lisse que prévu, parce que beaucoup de gens en veulent à cette famille trop parfaite, et surtout l’avocat a trahi plusieurs fois la confiance de ses clients. L’auteure sait faire monter l’angoisse, distille les fausses pistes – on poursuit par exemple dans le métro quelqu’un qui se promène avec une enfant et un sac à dos, visible sur des vidéos mais est-ce bien la bonne personne ? Andrea Mara parvient ainsi à maintenir jusqu’aux dernières pages le suspense et surtout nous offre un final éclaté en plusieurs chapitres qui relance l’intrigue jusqu’à son terme. Efficace, classique et intelligemment mené, que demander de plus ?