En Afghanistan, une expédition secrète chinoise vient dans deux villages de montagne abattre une vingtaine de jeune filles. L’une d’elles, Roya, douze ans, parvient à s’échapper et à être protégée par un vieil ermite dans la montagne. Des tueurs sont cependant à leur recherche. Mais des satellites espions ont repéré cette agitation et décelé l’enterrement « discret » des jeunes filles. De plus, l’I.A. a remarqué que, ces jeunes filles mises à part, tous les membres des villages auraient été victimes d’une épidémie de choléra subite. C’est louche et une alerte est enclenchée. Comme les militaires français ont, en plus, eu la confirmation qu’il pourrait y avoir un lien, même ténu, entre ces jeunes filles et une expérimentation secrète à laquelle aurait participé un grand laboratoire médical français, que la connexion avec les Chinois rappelle l’épidémie de COVID et surtout qu’il faut protéger cette industrie importante pour la France, une équipe de la DGSE menée par la capitaine Maxime Barelli se prépare pour comprendre exactement les enjeux et éventuellement aller chercher la jeune fille survivante, témoin et peut-être seule « preuve » du crime et d’un scandale d’État. Maxime Barelli et son groupe d’intervention attendent le feu vert pour sauter sur l’Afghanistan…
Le roman de Stéphane Marchand déroule plusieurs points de vue : la fuite éperdue de Roya, les manœuvres des Chinois pour la retrouver, les angoisses du laboratoire français et l’organisation militaire française pour intervenir. Ces différents points de vue alternent avec efficacité pour constituer un thriller rapide, pourvu quand même d’une dimension « éthique ». Si les enjeux réels sont vite révélés, si le récit est un peu manichéen, La Mort sous la peau demeure une bonne évocation, à base de complot qui peur nourrir par contrecoup le complotisme, sur une future guerre potentielle avec les moyens de l’éviter. Rapide, plein d’actions, un livre impeccable pour une lecture d’été, palpitante et sans de prise de tête.