Claire Le Vaillant, généalogiste successorale, est mise sur la succession d’une vieille dame, Odette Vuillermoz, décédée du Covid dans son appartement bourgeois du vieux Lyon. Une affaire qui tombe à pic pour renflouer les finances de la professionnelle, la commission étant importante. Seulement voilà, la femme de ménage de la défunte, férue d’affaires criminelles, reconnaît une odeur d’arachides dans l’appartement. Or la vieille dame était allergique… Mais le travail de Claire Le Vaillant n’est pas d’enquêter sur un éventuel meurtre, mais bien de retrouver les héritiers de la défunte. Celle-ci était mêlée à une curieuse affaire qui s’était déroulée dans les années 1960, lorsqu’elle habitait encore le village de Salins-les-Bains. D’abord, un corbeau avait défrayé la chronique par ses lettres assassines. Ensuite, un suicide et un assassinat avaient endeuillé la communauté. Avec l’intervention du capitaine Ratton er de l’adjudant Baillancourt, et avec l’aide de Christan Roche, le jeune curé du village, un coupable avait vite été trouvé : un certain Gaston Paget. N’avait-il pas conservé dans le sel qui donne son nom à la bourgade les animaux familiers qui disparaissaient durant quelques temps ? Mais Claire Le Vaillant va découvrir des traces de secrets locaux. Et si Paget avait eu raison en clamant son innocence ?
Le métier de généalogiste successoral s’apparente effectivement à celui d’un enquêteur, surtout dans le cas de successions complètes. Le roman de Cécile Baudin s’applique dans un premier temps à remonter dans les années 1960 pour dérouler l’affaire avant de revenir en 2025. Curieusement, cette partie est plus intéressante : la première souffre d’un grand nombre de personnages et d’une écriture un peu plate, pas comme de nombreux romans historiques poussiéreux et empesés, mais tout de même un peu. La seconde partie est plus vivante et, si on reste dans le classique, offre quelques jolies révélations. Une demie réussite ?