Quelques années auparavant, Aurora a vu disparaître sa sœur. Comme son petit ami semble avoir quitté le pays dans les heures qui ont suivi et n’a plus donné signe de vie, les soupçons se sont vite porté sur lui. Mais un jour, Aurora est contactée par une femme : sa fille, une enfant, prétend être la réincarnation de sa sœur défunte et donne des détails très troublants, comme si elle en savait beaucoup sur l’enquête. L’un des problèmes qui se pose est que ses parents travaillent sur des podcasts et qu’ils auraient pu sans le savoir la laisser entendre des choses ; pire encore, ils pourraient l’avoir manipulé pour pouvoir s’approcher de ce cold case. En parallèle, Daniel, son amant, qui est policier, commence à se poser des questions : sa locataire Lady Gugulo, artiste trans, est partie sans laisser d’informations. Quelques heures plus tard, des agents secrets étrangers, pourvus de pouvoirs extraordinaires, qui leur permettent d’agir illégalement en Islande, viennent le voir et le menacent car il doit savoir où elle est passée. Daniel, vexé des attaques des agents, décide malgré tout d’en savoir plus et éventuellement de protéger son ancienne locataire. Pour ce faire, il aura peut-être aussi besoin des talents informatiques d’Aurora…
Avec Dur comme la lave, Lilja Sigurdardóttir nous propose le quatrième volet de sa série mettant en scène Aurora et Daniel. Le récit se déroule en deux intrigues qui ne se recoupent pas : d’une part, un meurtre ancien qui revient suite à une réincarnation (et jusqu’à la fin la possibilité que cet aspect fantastique soit réel est envisagée) et, d’autre part, un côté thriller où l’on se demande pourquoi des services secrets recherchent et veulent s‘emparer d’une dragqueen(avec un final où le happy end est très rapide et pas forcément très réaliste). L’histoire est construite et les personnages bien dessinés, le roman se déroule sans fausses notes, mais il reste très – trop – calibré et sans grande surprise, comme un honnête roman s’inscrivant dans une série. Pour les amateurs de l’autrice qui ne souhaitent pas être dépaysés.