Quand Simon Oteguy, un berger, est retrouvé mort, tombé dans les gorges des Pyrénées, les gendarmes concluent au suicide. Mais certains ne sont pas de cet avis, et l’ancienne commissaire Lola Jost, aidée de son amie sa stripteaseuse américaine préférée Ingrid Diesel, décide d’aller voir ce qui se passe dans la région. Les premières pistes font penser aux deux enquêtrices qu’il y a peut-être un rapport avec le groupe Novavita, un groupe qui gère des maisons de retraite, mais qui a été récemment au cœur d’un gros scandale : les dirigeants en mettaient plus dans leurs poches que dans les soins ou les services aux personnes âgées. Novavita a justement un Ehpad dans le coin, et des bruits et des rumeurs circulent sur de possibles malversations immobilières. les deux femmes vont s’introduire dans les lieux en se faisant passer pour les organisatrices d’une animation exceptionnelle itinérante payée par la région. Mais à peine sont-elles arrivées qu’elles sont surprises : deux cadres du groupe, qui logent à l’hôtel voisin, n’ont pas l’air d’avoir les têtes de l’emploi et ressemblent plutôt à des gangsters, et puis des éléments apparaissent suspects malgré toute la bonne volonté du patron pour essayer de redore le blason écorné des maisons de retraite. Et lorsque d’autres suicides mystérieux arrivent, cela ne peut que renforcer leur volonté de découvrir la vérité.
Périlleuses Pyrénées est un récit classique qui s’appuie sur un scandale récent. La part policière est laissée entre les mains de Lola Jost et d’Ingrid Diesel, deux femmes volontaires, mais sans réels pouvoirs. Entre le côté farfelu et se voulant drôle (dans une veine cosy mystery éloignée de ce qui a fait le succès des premières aventures) et les éléments plus noirs, le récit tient la route autant que le side-car que les deux héroïnes utilisent. Ce côté avec humour compense cependant l’aspect très classique d’une histoire qui maintient le suspense, même si les chapitres en alternance qui mettent en scène les tueurs ont plus tendance à le baisser (mais c’est au profit d’une fin un peu décalée, amenée justement par ces chapitres particuliers). Le tout reste au niveau de qualité de la série concoctée par Dominique Sylvain, continuant ainsi une œuvre romanesque menée gracieusement et avec son charme propre.