Nous sommes le soir d’Halloween. Jet est la fille d’un promoteur et constructeur immobilier important de la ville. Son frère s’est marié et vient d’avoir un enfant. Il espère reprendre l’entreprise familiale, mais le père qui est gravement malade, n’ a pas envie de la lui donner car ce serait déshériter sa fille. La belle-sœur et belle-fille en veut que son mari soit brimé. Derrière cela, les deux enfants ont du mal à vivre car leur grande sœur s’est noyée dans la piscine des années plus tôt et la mère leur en veut de ne pas « réussir » là où la grande sœur aurait réussi. Jet avait également un petit ami qu’elle vient de quitter et qui rôde dans les parages. Elle essaie de reprendre goût à la vie avec son meilleur ami, un voisin, qui vivote dans la ville. Mais en rentrant chez elle, Jet est agressée et laissée pour morte. Elle s’en sort mais un caillot et un morceau d’os dans son cerveau la condamnent à brève échéance. Il lui reste au maximum sept jours. Sept jours qu’elle entend exploiter pour découvrir qui l’a tuée. Mais à mesure que l’enquête avance, que des pistes du passé se développent (la sœur ne s’est peut-être pas noyée seule, la mère avait peut-être un amant, la belle-fille vient trop souvent à la maison et semble « jouer » avec les médicaments du père), le temps s’écoule très vite et la police se demande même si Jet ne pourrait pas avoir une part de responsabilité dans l’incendie qui vient de ravager l’entreprise familiale…
Sept jours avant la tombe est un récit qui part sur un compte à rebours créant à lui seul de l’angoisse et du suspense, et qui se base sur une histoire suffisamment complexe pour que de multiples pistes soient possibles. Holly Jackson y ajoute un personnage central qui va mourir et qui reste cynique et drôle par rapport à son propre état. Il fallait bien cinq cents pages bien tassées pour faire le tour des montagnes russes, jongler d’un suspect à un autre, faire rebondir l’intrigue jusqu’aux dernières pages, avec une suite de coupables potentiels aussi crédibles les uns que les autres, pour montrer un jeu de massacre, où beaucoup ont des raisons de vouloir tuer leur prochain à coups de marteaux. Une très bonne surprise.