Après le décès de son épouse, le docteur Cole a enlevé, violé et torturé des jeunes femmes. Romilly, sa fille de huit ans, l’a peut-être surpris mais elle s’est tue quelques mois avant de le dénoncer. Depuis il est en prison où ses talents de psychologue lui ont permis de devenir un « parrain » des lieux. Romilly a grandi avec la honte, a épousé Adam Bishop, un policier, puis en a divorcé, trois ans auparavant. C’est alors qu’elle reçoit un message de son père qui veut la voir. Pendant ce temps, Adam Bishop se retrouve chargé d’une nouvelle enquête : un cadavre torturé a été abandonné dans un coin perdu. Le policier se pose bien des questions car à proximité du corps, il a décelé le signe XII. En fouillant les environs, on découvre d’autres cadavres, plus anciens, mais avec des chiffres romains supérieurs. Bishop comprend alors qu’il s’agit d’un macabre compte à rebours ! Plus l’enquête avance, plus les nouvelles victimes sont proches du groupe policier qui mène les investigations. Et quand Romilly appelle son ex-mari car son père a fait des allusions qui prouvent qu’il est au minimum lié aux meurtres, l’angoisse monte.
Après L’Imitateur qui jouait justement sur un tueur en série qui imitait des « collègues » plus anciens, Sam Holland revient avec du classique : un « maître du jeu » manipulateur, des complices, volontaires ou non, peu détectables, et une équipe policière qui essaie de démêler les fils avec peu d’indices. C’est rythmé, prenant, avec plein de rebondissements. L’angoisse naît principalement du jeu de chat et de la souris construit avec méticulosité, et des victimes que l’auteur a pris le soin de caractériser, pour impliquer le lecteur. Efficace et sérieusement mené, une bonne version sur un thème classique du tueur en série intelligent et sans état d’âme.