CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 19,00 €
INFORMATIONS LIVRE
Édité chez
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ISBN : 978-2-221-28105-5
Nombre de pages : 240
Format : 20 X 13 CM
Année de parution : 2024
Titre original : Body Double
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5 / 10

La Copie

À partir de la rencontre fortuite entre deux femmes, Hanna Johanssen nous propose un roman psychologique sur l’emprise, le besoin de devenir l’ombre de quelqu’un, son double. Le tout dans un univers assez froid qui laisse perplexe.

Dans un grand magasin, Naomi prend son manteau sur un porte-manteau et s’en va. Mais, à peine dans la rue, elle fouille ses poches et découvre que ce n’est pas le sien. Elle revient sur ses pas et, coup de chance, une autre femme, Laura, est justement en train de passer un manteau identique. Elles peuvent ainsi faire écharnage. Quelques minutes plus tard, les deux femmes se revoient à un autre endroit, décident de boire un verre ensemble, puis c’est le coup de foudre et elle se retrouvent dans le même appartement. Peu à peu, les deux femmes qui se ressemblaient déjà un peu, vont se ressembler de plus en plus, au point de surprendre leurs amies et connaissances. Mais est-ce normal ? Est-ce une relation normale ? Cela cacherait-il autre chose ?

Un résumé court pour une histoire qui joue sur cette ambiguïté (même si, in fine, on aura la solution) de la façon dont peu à peu un couple peut fusionner et ses membres devenir interchangeables. Si ajoute une intrigue secondaire autour d’un écrivain qui n’écrit pas de roman mais travaille sur les mémoires et les documents laissés par des personnes pour « écrire » le roman de leur vie, et sur sa secrétaire qui tape les premiers jets à partir des éléments enregistrés par les gens qui veulent ainsi que l’on écrive leur vie. Roman étrange car les deux intrigues, qui se succèdent et se répondent sans que l’on saisisse exactement le lien entre elles, constituent la trame dans laquelle se déroule cette rencontre et cette fusion entre deux personnages, en entrant lentement dans le détail, en les analysant comme un entomologiste regarderait des insectes, sans grande passion, mais en s’appuyant sur tous les détails. Un peu comme dans un roman plus expérimental. La Copie est vraiment un texte à part, assez froid pour décontenancer le lecteur qui reste, comme le chroniqueur, assez perplexe.

Publié le 1 mai 2026
Mis à jour le 30 avril 2026
Lorsqu’elle répète les mots de Naomi, sa voix tremblante est fluette, comme un murmure. Elle parle comme si cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas utilisé ses cordes vocales. Comme si elle n’avait pas l’habitude de le faire. Dans un grand magasin, Naomi prend son pardessus sur un porte-manteau et s’en va. Mais, à peine dans la rue, elle fouille ses poches et découvre que ce n’est pas son manteau. Elle retourne au grand magasin. Coup de chance, une autre femme, Laura, est justement en train de passer un manteau identique. Elles peuvent ainsi faire écharnage. Quelques minutes plus tard, les deux femmes se revoient à un autre endroit, décident de boire un verre ensemble, puis c’est le coup de foudre et elle se retrouvent dans le même appartement. Peu à peu, les deux femmes qui se ressemblaient déjà un peu, vont se ressembler de plus en plus, au point de surprendre leurs amies et connaissances. Mais est-ce normal ? Est-ce une relation normale ? Cela cacherait-il autre chose ? Un résumé court pour une histoire qui joue sur cette ambiguïté (même si, in fine, on aura la solution) de la façon dont peu à peu un couple peut fusionner et ses membres devenir interchangeables. Si ajoute une intrigue secondaire autour d’un écrivain qui n’écrit pas de roman mais travaille sur les mémoires et les documents laissés par des personnes pour « écrire » le roman de leur vie et sur sa secrétaire qui tape les premiers jets à partir des éléments enregistrés par les gens qui veulent ainsi que l’on écrive leur vie. Roman étrange car les deux intrigues qui se succèdent et se répondent sans que l’on saisisse exactement le lien entre elles, constitue la trame où se déroule cette rencontre et cette fusion entre deux personnages, en entrant lentement dans le détail, en les analysant comme un entomologiste regarderait des insectes, sans grande passion, mais en s’appuyant sur tous les détails, comme dans le roman plus expérimental que réellement à sa place dans une collection dédiée aux littératures policières. La copie est vraiment un texte à part, assez froid, pour décontenancer le lecteur qui reste, comme le chroniqueur, assez perplexe devant un tel texte.
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