Fred Lelièvre n’a plus trop goût à la vie depuis que son fils s’est noyé et que sa femme est partie. Dans sa tête, il ne cesse de voir une petite fille blonde avoir poussé son fils dans l’eau. Même si du temps a passé, il ressasse toujours cette histoire et ne veut pas que sa concierge, qui est tombée amoureuse de lui, ne s’approche trop près. Mais un jour, il décide de commettre un crime parfait et il cherche donc la cible qui pourrait convenir. Il faut prendre une victime au hasard : enfin presque ! Il s’agira d’une petite fille blonde dans une école, et lui se déguisera avec une vieille perruque d’un ancien carnaval. Fred Lelièvre peaufine son crime en allant chercher des informations sur Internet, mais ailleurs que chez lui pour éviter de laisser des traces informatiques. C’est compter sans la police anti-terroriste qui a repéré des recherches suspectes. C’est aussi compter sans la concierge qui a réussi à « lui mettre le grappin » et qui découvre chez lui des écrits bizarres au sujet du crime parfait ! Il a beau lui dire qu’il s’agit d’un roman qu’il essaie d’écrire, elle a du mal à le croire. Mais elle l’aime et va tenter de le détourner de cette idée lugubre.
Tout d’abord, notons une fin plus qu’inattendue mais qui reste crédible imaginée par Olivier Wagner. Pour le reste, Un crime parfait est un récit intelligent, basé sur une obsession, avec des personnages « secondaires » bien dessinés (la concierge, une voisine, un gérant de salle informatique, les policiers de l’anti-terrorisme), et le côté entre glacé et drôle de ce pauvre homme central, obnubilé et engoncé dans sa folie. Un récit court, intelligent et qui, nous l’espérons, pourra trouver un public.