Acadia Pines est une petite ville de Nouvelle-Zélande. Tout pourrait s’y passer calmement, si ce n’est que récemment un adolescent a disparu sans laisser de traces. Le shérif Cohen est sur les dents mais il a fort à faire : d’abord son père est vieillissant, multipliant les erreurs, et lui n’a pas pour l’instant les moyens de le mettre en maison de retraite. Ce père vient d’ailleurs de provoquer de gros dégâts en allumant sans le faire exprès un feu dans la maison où il résidait. Les propriétaires demandent des dommages et intérêts exorbitants. Ensuite, le policier doit composer avec son fils Nathan, qui n’est pas un saint et qui maltraite d’autres lycéens, les harcelant sauvagement. D’ailleurs, l’un d’entre eux vient de se suicider et même si le suicide n’est pas contesté, certains se demandent pourquoi il aurait été poussé au suicide. Un autre lycéen, Lucas Connor, vit seul avec son père, écrivain, depuis que la mère a fui le domicile familial. Or Lucas fait partie des têtes de Turc de Nathan. et vient d’être enfermé dans un casier du lycée, juste à l’heure de la fermeture. Lucas sera sauvé par le gardien, mais ce dernier est un pédophile qui entraînera le jeune garçon dans une usine désaffectée. Et, de là, dans une spirale infernale.
Paul Cleave nous a habitué à ces récits qui foncent et ne s‘arrêtent jamais. C’est encore le cas ici avec, dès le début, en quelques pages où le personnage principal se trouve enfermé, libéré et emmené pour être violé. Et par la suite, l’ensemble des personnages va continuer à jouer sa partition, par envie de vengeance, par appât du gain, ou parce que « c’est dans leur nature ». Raconté à hauteur des personnages, en virevoltant entre eux, Le Poids du sang ne ménage personne et additionne in fine des rebondissements successifs qui prolongent la noirceur du roman. L’auteur néo-zélandais apprécie les textes forts, angoissants, nerveux. Avec ce roman qui fonce à cent à l’heure, il nous revient en grande forme avec ce récit