Paris, de nos jours. Un mystérieux tueur commet des crimes étranges : ses victimes sont attachées, un système informatique est relié à leur corps et ils sont torturés afin que leurs données individuelles soient transférées dans un téléphone portable et qu’ainsi ils y aient une seconde vie, éternelle ! Le seul problème est que pour accéder aux données et relancer cette deuxième vie, il n’y a qu’une seule solution : déverrouiller l’appareil grâce à un code qui n’est autre qu’une question, celle que doit poser une personne très proche du mort au téléphone. Les quatre premières victimes ont été découvertes par la police et une mauvaise question (ou pas forcément la bonne personne) a verrouillé un téléphone et envoyé dans les limbes l’esprit d’une personne morte. C’est alors qu’arrive la cinquième personne victime de ce tueur, Pascal Moreau. Une différence taille avec les autres : c’est sa fille, une adolescente autiste, qui arrive avant la police sur les lieux. Elle sait que si les policiers prennent le téléphone, son père sera définitivement mort. Donc elle le déconnecte du corps de son père et s’enfuit. Poursuivie par les forces de l’ordre, elle se réfugie chez un psychologue qui s’occupe d’elle et essaie de la « soigner » ou, du moins, de l’aider à vivre dans un monde très hostile. Elle doit surtout trouver la question qui sauvera l’esprit de son père. De son côté, grâce à ce nouveau décès, la police peut enfin créer le lien entre les différents morts : des scientifiques ou chercheurs qui avaient tenté justement de créer cette invention pour le compte d’une entreprise. La police peut donc tenter de protéger celle qui risque d’être la prochaine victime, au milieu de mille difficultés car, dans le même temps, se profile la finale d’une coupe du monde de Football dans laquelle la France est bien embarquée. Il risque donc d’y avoir des débordements ce qui pourrait retarder l’enquête.
Le roman de Maxime Girardeau est basé sur un double suspense : d’une part retrouver l’assassin, et de l’autre, parvenir pour la jeune fille autiste à échapper aux griffes de ceux qui la poursuivent. S’appuyant sur une « découverte scientifique », renforcé par une atmosphère de manifestations hostiles – dont on voit l’intérêt pour le suspense, mais pas forcément pour l’intrigue elle-même -, le roman oscille entre le pole scientifique et l’aspect plus thriller avec cette course-poursuite de manière classique. Une fois admise l’idée de départ (cette avancée technologique et ses conséquences qui permettent d’esquisser des points de vue éthiques), Mourir deux fois se laisse lire de manière intéressante. Pour les amateurs de thrillers qui apprécient les récits de légère anticipation.