CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 16,90 €
INFORMATIONS LIVRE
Édité chez
Collection :
Langue :
ISBN : 978-2-8189-9637-9
Nombre de pages : 70
Format : 30 X 23 CM
Année de parution : 2025
Crédits
Illustrateur(s) :
Scénariste(s) :

Couleurs : James Blondel

Contexte
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8 / 10

Calle Málaga

Illustrateur :
Scénariste :

Calle Málaga raconte la rencontre improbable entre deux hommes que presque tout oppose dans le sud de l'Andalousie. Une histoire d'amitié qui nait, mais une histoire d'objectifs également. Avec des dialogues au cordeau de Marc Eacersall et un dessin tout en beauté et perspectives de James Blondel. Un thriller digne du néo-polar de la belle époque.

Quelque part dans le sud de l’Espagne aux abords d’une ville qui semblent désertée traîne un homme plutôt jeune aux lunettes de soleil qui cachent un regard imperturbable. Ce Français, beau brun ténébreux, aux gestes sûrs a des journées bien rythmées qui s’apparentent à des rituels : café en terrasse, amour tarifé, jeux vidéo… et balades à la rencontre d’un cheval blanc. Habitant une résidence elle aussi désertée, il voit un jour débarquer un touriste français insignifiant, un peu trop bruyant, et qui cherche un tire-bouchon. L’évasion de braqueurs va les rapprocher, et ensemble ils vont partir en pleine nature, s’abandonner à de maigres confidences. Jusqu’au soir où quelque chose cloche et où une alarme retentit dans la tête de Saïd El Ghazzali. Pour n’avoir pris un bateau alors qu’il était encore temps, l’homme se retrouve acculé, et ne peut se retourner que vers une seule personne…

Le Français connait toutes les ruses de l’escroquerie urbaine et ne se laisse pas désarmer.

Mark Eacersall nous propose un scénario au cordeau dans la lignée de ce qu’aurait pu écrire un Jean-Patrick Manchette à partir de la fuite d’un homme qui ne cherche que la tranquillité et qui ne trouve que des ennuis. Une intrigue élégiaque à la croisée des trahisons qui est également une grande histoire d’amitié. Le scénariste sait s’associer à des dessinateurs, et ici la complicité avec James Blondel fonctionne à merveille. Peut-être parce que les dialogues sont minimalistes et que James Blondel peut s’appliquer à plonger le lecteur dans des perspectives urbaines magnifiques. Le tout dans un univers peu coloré, qui joue sur deux-trois trames, qui permettent de passer d’une page claire à une autre sombre, d’apprécier le clair-obscur et le talent de dessinateur en pleine lumière. Et puis il y a cette opposition classique entre deux hommes que tout différencie, et qui se rapprochent (là aussi on peut y voir des perspectives). Un thriller magnifique que l’on se doit de lire naïvement pour en apprécier toute la crudité et la cruauté finale.

Mis à jour le 29 juin 2026
Les gens aiment pas quand tu leur dis qu’ils vont se planter, et qu’il se plantent. Ils croient que c’est ta faute, alors que tu les avais prévenus, justement.
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