Un mystérieux hacker s’est emparé des codes informatiques des différentes armes nucléaires dans le monde et vient d’annoncer qu’il fera tout exploser dans quelques jours. Seule chose étrange : il a nommé que seule une femme pourra être capable de l’arrêter si elle le débusque avant la fin du délai. Alors que des citoyens décident d’en profiter pour tout détruire et se livrer à des orgies, Jennifer Martinelli, une scientifique, propose une solution : elle avait tout prévu pour une expérience forte, c’est-à-dire utiliser les infrastructures du Synchrotron en Suisse pour aller dans le passé ou pour en faire revenir quelqu’un. L’idée qu’elle a est simple : faire revenir de son XIXe siècle Maxence Desjardins, surnommé, La Chouette, le plus célèbre policier de tous les temps afin de remonter la trace du hacker fou. L’expérience fonctionne, mais le policier semble avoir perdu ses pouvoirs de déduction et surtout ne comprend pas le monde dans lequel il a atterri (il est né avant toutes ces inventions diaboliques qu’il aperçoit et surtout il ne peut comprendre qu’il doit travailler avec deux femmes, des êtres inférieurs). En même temps, la policière Yasmine Rajabali, qui a été évoquée par le hacker, doit composer avec son fils, un autiste de huit ans, qui a peut-être un rapport avec toute cette histoire, mais lequel ? Lorsque tout le monde se retrouve à Paris, la situation se complique encore plus. En effet, les autres pays du monde décident de bombarder la France pour éviter que le fou, qui doit s’y trouver, ne puisse lancer l’ensemble des missiles aux quatre coins de la planète. Une course poursuite s’engage.
Mabrouck Rachedi a écrit un roman particulier qui joue sur plusieurs registres : un côté science-fictif avec cette menace sur l’humanité et cette possibilité de voyager dans le temps, un côté policier avec le besoin de retrouver un criminel savant fou particulièrement fort et une dose de roman drôle avec des informations, par exemple, sur la façon de voir le monde d’un exilé temporel. Tous ces éléments se répondent avec soin dans une intrigue assez légère où la menace d’une destruction de l’humanité reste un peu en arrière-plan. Le texte plaira sans doute à des amateurs de littérature plutôt blanche qui verront là un jeun intelligent sur les stéréotypes et sur les genres ou à ceux qui voient aussi le côté humoristique des choses. Les amateurs purs de science-fiction ou de polar auront peut-être un peu plus de mal pour accepter des « entorses » à leurs lectures favorites, mais cela ne doit pas empêcher de regarder avec empathie l’existence d’un livre OVNI comme La Chouette a sept jours pour sauver le monde.