CHRONIQUES

livres • bandes dessinées • comics
Prix : 21,50 €
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ISBN : 978-2-8246-2578-2
Nombre de pages : 284
Format : 23 X 15 CM
Année de parution : 2026
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6 / 10

L’Assassin de Pigalle

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Dans le Paris trouble de l'après-guerre, Gabriel Katz nous propose un récit à deux voix qui revient sur les causes qui ont conduit un homme à en abattre un autre. Surtout, l'auteur met en place des éléments qui complexifient une histoire en apparence simple. Une histoire d'après-guerre.

Max Weber est inspecteur de police en cette fin d’année 1945. Il revient du front et doit travailler à Paris, au milieu de policiers dont certains se sont plus ou moins compromis dans la collaboration. Il est alors envoyé dans un immeuble où il y a eu des coups de feu. Un homme est mort dans un petit appartement dans les étages. Personne ne serait sorti des lieux. Max Weber fouille donc et ne tarde pas à découvrir le coupable caché tout en haut de l’immeuble. Le coupable, qui reconnaît les faits, se nomme Mendel Jankovic et déclare que sa dernière adresse connue est Auschwitz. Quand on découvre les papiers du mort et que l’on s’aperçoit qu’il s’agit d’un certain Antoine Moray, un voyou qui a travaillé pour le fameux groupe Bony-Laffont (il était spécialisé dans les antiquités volées et pouvait donc trouver chez les juifs arrêtés et déportés des objets de valeur pour les dignitaires allemands), l’affaire se complique. Malgré la demande de son chef qui veut que le silence soit fait sur cette affaire, le policier veut aider l’avocate du coupable : si l’on parvient à prouver que le mort était bien membre du groupe qui à tué de nombreux juifs, qui a fait le coup de feu contre les résistants, a torturé et participé aux déportations, cela devrait alléger la peine pour le déporté. Mais enquêter sur des exactions alors que les derniers acteurs et leurs amis sont encore dans la ville peut être dangereux.

Le roman de Gabriel Katz est construit de manière simple : d’une part l’enquête de Weber, principalement seul contre ceux qui aimeraient que tout s’oublie, pour arriver à prouver que le coupable appartenait à un groupe qui a essayé de faire disparaître tous les indices qui pourraient les inculper. De l’autre, le récit à la première personne du mort qui raconte son parcours criminel et complice des nazis, pour s’enrichir. D’un côté, un policier français qui ressemble un peu aux détectives à l’américaine, de l’autre la description de truands qui se trouvent dans une période où l’impunité leur est acquise. Le final changera un peu la donne pour un texte qui se veut un récit historique révélant le passé grâce à une enquête policière, assez simple mais complexifiée par l’époque trouble qu’elle traverse.

Publié le 10 avril 2026
Mis à jour le 8 avril 2026
Max Weber recule, pour ne pas rester en face de la porte. En d’autres temps, il l’aurait criblée de balles, mais on n’est plus en d’autres temps, alors il prend sur lui, ravale son instinct, son souffle, sa rage, pour se forcer à redevenir ce qu’il est maintenant. Max Weber, brigade criminelle.
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